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26 Jan 2018

« Amédée Maingard, une histoire mauricienne », hommage à un patriote

Dans un documentaire de 60 minutes, le réalisateur français Michel Vuillermet se lance sur les traces d’Amédée Maingard. Et brosse le portrait du héros de guerre, de l’homme d’affaires, mais surtout du visionnaire qui, par des idées novatrices insufflées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, a permis au groupe Rogers de diversifier ses activités dans l’aviation et le tourisme.

Le propos du réalisateur est de raconter l’homme en remontant le fil de l’Histoire ; en s’attardant sur le destin de l’aïeul Josselin-Julien Maingard, corsaire puis capitaine de la Compagnie des Indes française, dont le navire, en 1750, aborde les côtes de l’Isle de France. Les ponts sont jetés entre les deux hommes que presque deux siècles séparent : le même sang d’aventurier et de précurseur coule dans leurs veines.

Au-delà du chapitre consacré au corsaire breton, « Amédée Maingard, une histoire mauricienne » est avant tout un bel hommage à celui qui fait ses premiers pas dans la vie d’adulte en s’engageant dans l’armée britannique durant la Seconde Guerre mondiale. Il faut ainsi savoir que l’agent secret a bravé les lignes ennemies en tant que Special Operations Executive avant de recevoir la Croix de Guerre française, ainsi que le Distinguished Service Order britannique.

À son retour à Maurice, avec son frère René, dit Colo, Amédée prend en main la destinée du groupe Rogers, que leur père a dirigé. Et dont il sera lui-même un important actionnaire dès l’incorporation de la société en 1948. C’est d’ailleurs ce qui a poussé le groupe Rogers à s’associer à ce projet de film relatant la vie de ce Mauricien exemplaire.

Son esprit d’aventure l’amène à explorer des pistes pour sortir l’île Maurice d’après-guerre de l’isolement géographique et du marasme économique. Il sera la cheville ouvrière du groupe Beachcomber, transformant une grande propriété de Curepipe en établissement hôtelier – le Park Hotel – destiné à accueillir les personnels navigants de passage dans l’île. Toujours grâce à lui, Air Mauritius prend son envol en 1967. Et lorsqu’arrive 1968, il fait partie de ces capitaines d’industrie qui restent aux côtés des nouveaux gouvernants et qui croient à l’Indépendance et à l’idée de nation. Il n’en faudra pas plus pour que ces ambitions pas si démesurées se concrétisent et se transforment en « success stories ».

C’est cette image de visionnaire que le pays a gardé de lui et que le documentaire co-produit par Histoire(s) Mauricienne(S) et Thierry Chateau s’attache à renvoyer, tandis que Maurice s’apprête à célébrer le cinquantenaire de son accession à l’indépendance. Du reste, pour nombre de ses pairs qui apportent leur témoignage dans ce film, Amédée Maingard aura été l’homme providentiel à une période où le pays avait besoin d’espoir.

 

Projections publiques et privées

Sorti en salle mercredi 24 janvier, le film documentaire est projeté aux Cinéstar de Bagatelle et La Croisette. D’autres évènements suivront, dont des projections dans les écoles, les universités, à la télé publique, dans les médiathèques, les centres culturels et dans tous lieux équipés pour l’animation artistique et pédagogique. En parallèle, les partenaires de ce film documentaire – dont le groupe Rogers – ont été invités à organiser des évènements à l’intention de leurs clients et personnels. Ensuite, en juin, le documentaire sera projeté au Festival international « Etonnants Voyageurs » de Saint Malo en France.