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07 Sep 2021

La Rogers Foundation réhabilite les berges de la Rivière Jacotet

La réhabilitation de la rivière Jacotet et la restauration de ses berges est un projet que nourrit la Rogers Foundation depuis plusieurs années. Vendredi 20 août, elle a procédé à la mise en terre symbolique d’une centaine d’arbres endémiques, une première étape dans la création et le reboisement d’un corridor écologique de 9,8 km dans cette région de Bel Ombre, caractérisée par ses riches écosystèmes marins et côtiers. L’opération s’est déroulée en présence d’une quarantaine de participants – restrictions sanitaires oblige – avec le concours du service des Bois et Forêts qui a fait le choix des espèces endémiques mises en terre.

 

La création de ce corridor entre le parc national des Gorges de Rivière-Noire et la zone côtière de Bel Ombre – deux réservoirs de biodiversité – revêt un double objectif. Il s’agit, d’une part, de favoriser le rétablissement de la biodiversité de la rivière et, d’autre part, de faciliter la migration de la faune, en particulier des oiseaux, entre les deux zones. Ces dernières font partie intégrante de la Réserve de biosphère des Gorges de Rivière Noire-Bel Ombre (dont le zonage et l’appellation ont été modifiés l’an dernier). Abritant les derniers vestiges de la végétation endémique de l’île, cette réserve « Man and Biosphere » est garante du patrimoine naturel indigène de Maurice.

 

Les berges de la rivière Jacotet peuvent se targuer de servir d’habitat à plusieurs centaines d’espèces tropicales, aquatiques et terrestres endémiques. Cette zone se trouve aussi entre terre et mer, d’où son rôle crucial dans la démarche de conservation entamée depuis plusieurs années par la Rogers Foundation. Celle-ci privilégie en effet l’approche « Ridge to Reef » mettant en exergue l’interdépendance des écosystèmes côtiers et marins (partant des montages et des forêts, pour finir dans l’océan, en passant par les rivières ou les mangroves).

 

La réhabilitation par le reboisement contribuera à une meilleure gestion des inondations et aidera à lutter contre l’érosion des sols le long des berges de la rivière. La réduction de la sédimentation qui en résultera contribuera à promouvoir un écosystème marin – dont des coraux – plus sains dans le lagon de Bel Ombre qui abrite plus de 70 espèces de poissons.

 

Autre avantage lié à la restauration de cette zone : l’augmentation de puits de carbone dans la région de Bel Ombre. Les puits de carbone – le stockage du CO2 par les forêts en croissance à travers la photosynthèse – font en effet partie des « Nature-based Solutions » (solutions fondées sur la nature) qui permettent à l’entreprise de s’appuyer sur les écosystèmes afin de développer des solutions aux défis liés au réchauffement climatique. A titre d’exemple, l’exercice de reboisement aide à compenser l’impact environnemental de l’impression du rapport développement durable de l’année financière 2020.

 

Prenant la parole à Bel Ombre vendredi, Philippe Espitalier-Noël, Chief Executive Oficer de Rogers, a choisi de citer Malcolm de Chazal qui déjà, au début des années 50, s’inquiétait de l’impact des activités humaines sur la nature. « Nos terres perdent leurs alluvions par l’érosion. A chaque pluie, en l’absence des forêts, la mer rougit (...) Des centaines de milliers de tonnes de terre vont à la mer. (...) Il ne s’agit plus de regarder et de se laisser vivre. Penser devient maintenant impératif et ce sera un acte de vie ou de mort. Nous devons reboiser. Il est un comité qui s’occupe de monuments. Quand aurons-nous un comité pour la protection des arbres ? »

 

La Rogers Foundation s’est entourée de membres de la communauté de Bel Ombre, d’employés du groupe, mais aussi de nombreuses parties prenantes ayant à cœur la concrétisation d’objectifs écologiques, notamment le National Parks Conservation Service (NPCS), l’organisation non gouvernementale Reef Conservation, avec laquelle la Rogers Foundation collabore depuis plusieurs années, mais aussi l’Agence française de Développement, la Fondation Ressources et Nature, l’United Nations Development Programme et l’United Nations Global Compact. Judes DeBaere chargée d'affaires de l'ambassade des États-Unis à Maurice, le Dr Kate O'Shaughnessy, Haut-commissaire de l’Australie à Maurice, et Gregory Martin, chargé de mission pour la région Réunion ont aussi répondu présent pour l’occasion.

 

Voir la vidéo ici : https://fb.watch/81AGGvaO0P/